Fév
29
2016

Le streaming va t-il tuer l’industrie du disque ?

La diffusion d’œuvres musicales en streaming s’est énormément développée ces dernières années. Vu comme l’un des éléments essentiels de l’offre légale sur le net, elle entraîne pour les artistes une rémunération jusqu’alors assez limitée. Pour que le procédé soit véritablement intéressant, il faut que le nombre d’écoutes soit de l’ordre de plusieurs milliers et même plusieurs dizaines de milliers.

 

Le streaming va t-il tuer l'industrie du disque

C’est la fin de l’industrie musicale comme on la connaissait

Ce qui a entraîné le bouleversement de ce secteur, c’est la dématérialisation de la musique ainsi que son utilisation comme fichier. Le MP3 a totalement transformé le comportement des amateurs de musique. Désormais, on a tendance à picorer des morceaux, l’écoute est plus superficielle sans voir absolument l’intérêt de l’album physique. Bien entendu, il reste toujours des puristes, qui préfèrent écouter toujours un album en entier du premier au dernier morceau et qui considèrent que la pochette d’un album est comme une œuvre d’art. Ceux-là se font malgré tout de plus en plus rares, ainsi l’auditeur est à présent, avant tout vu comme un consommateur de pistes.

 

Pour les artistes 2 centimes par titre

La plateforme de distribution en ligne la plus importante est celle d’Apple, qui propose la plupart des chansons autour de 0,7 et 1,3 euro. Toutefois, les artistes ne touchent pas cette somme en entier. En effet, la firme de Cupertino exige une commission de 30 %, prélevé tout achat. Ensuite, plusieurs prélèvements sur le montant restant surviennent. Au final, l’artiste ne touche que 2 centimes sur un titre cédé 99 centimes.

 

Le streaming rapporte peu, mais ça s’améliore

Le streaming a pendant longtemps eu pour stratégie le tout gratuit. Depuis quelques années des offres d’écoute payantes permettant l’accès à l’ensemble du catalogue musical ont fait leur apparition au niveau de plateformes telles que Deezer ou Spotify. Celles-ci attirent un nombre toujours croissant d’abonnés. La vente d’un album physique génère 7,5 $ : il faudrait 10 téléchargements afin d’atteindre cette somme. A l’origine,  il fallait 2 000 lectures en streaming pour atteindre ce montant en 2013, maintenant c’est moins de 1 500. En streaming, le revenu moyen par chanson écouté est en légère hausse, même s’il reste très faible. Une nouvelle plateforme, Tidal, promue par certains grands artistes a d’ailleurs vu le jour afin de « corriger » cette situation.